Une photo de Camryn à l’extérieur, qui regarde vers la caméra.

Bourses d’études

Transformer les soins autochtones : l’histoire de Camryn

24 août 2026
Camryn, une étudiante métisse de la rivière Rouge en troisième année, originaire de Winnipeg, transforme les soins de santé. Elle imagine un avenir où la médecine occidentale intègre les savoirs autochtones pour traiter les patients dans toute leur complexité : le corps, l’esprit et leur histoire.
À quinze ans, Camryn a reçu un diagnostic qui allait orienter son parcours. Un trouble neurologique chronique rendait impossibles des tâches simples comme s’asseoir à un bureau et tenir un crayon. Des difficultés scolaires ont suivi, menaçant l’identité de celle qui avait toujours excellé à l’école.
Alors que Camryn apprenait lentement à gérer son état, quelque chose a changé. La frustration de ne pas être écoutée par les médecins est devenue une source de motivation. Elle a réalisé que le système de soins de santé canadien devait être transformé pour y intégrer plus de compassion, plus d’écoute et des soins plus holistiques.
Camryn a décidé de prendre les choses en main en devenant médecin. Comme elle le souligne : « Je veux m’assurer que mes patients soient écoutés et pris en charge, plutôt que d’être ignorés comme ce fut mon cas. »
Cet été, Camryn se prépare pour le Medical College Admission Test (MCAT) tout en faisant du bénévolat dans un café étudiant servant des élèves en situation d’insécurité alimentaire.
En plus de ses études, Camryn travaille à cataloguer les aliments traditionnels autochtones partout au Canada, à titre d’adjointe de recherche, dans le but de comprendre les habitudes de consommation entre les groupes autochtones et à travers les régions. Son équipe a recueilli des données dans 96 ressources accessibles au public provenant de chaque province et territoire, décrivant les aliments traditionnels des communautés des Premières Nations, inuites et métisses.
Ce projet a révélé une lacune urgente : de nombreuses personnes ne savent pas quels petits fruits, poissons et plantes constituent des aliments traditionnels. Camryn conçoit donc des ateliers de cuisine pour les étudiants autochtones qui sont abordables, accessibles et fondés sur le savoir culturel.
« Ces ateliers sont un excellent moyen de mettre en œuvre nos recherches sur les aliments traditionnels à l’échelle communautaire », note-t-elle, envisageant l’effet papillon des saines habitudes alimentaires et de la reconnexion culturelle dans le cadre de son projet d’impact social du programme de bourses d’études TELUS.